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Adeca10 : depistage organise des cancers du colon et du rectum dans l aube

Cancer du Colon

"Le dépistage, meilleur moyen d'agir contre le cancer colorectal "

D’une façon générale, un cancer se développe à partir d’une cellule initialement normale qui se transforme et se met à se multiplier de façon anarchique.

Le côlon et le rectum contiennent différents types de cellules qui peuvent, chacun, être à l’origine d’une forme de cancer spécifique. Dans la plupart des cas, les cancers colorectaux se développent à partir des glandes - appelées glandes de Lieberkühn - qui tapissent l’intérieur de la paroi du côlon et du rectum. Cette forme de cancer est appelée adénocarcinome. Ce terme vient du grec adéno qui signifie glande et carcino qui signifie cancer.

D’autres types de tumeurs cancéreuses peuvent survenir mais elles sont beaucoup plus rares : tumeurs carcinoïdes, sarcomes, lymphomes…

Enfin, le côlon et le rectum peuvent être envahis par des métastases provenant d’un cancer situé dans un autre organe du corps. Ces différentes formes de cancers (on parle de formes histologiques) nécessitent des traitements spécifiques. Il est donc essentiel de déterminer, au moment du diagnostic, de quelle forme de cancer il s’agit pour définir un plan de traitement adapté.

    Les adénocarcinomes
    Les cancers colorectaux rares
    Les métastases colorectales

 

Les adénocarcinomes

Plus de 90 % des cancers colorectaux sont des adénocarcinomes.
Il existe plusieurs types d’adénocarcinomes. Les plus fréquents (95 %) sont les adénocarcinomes lieberkühniens. Il existe d’autres formes rares comme les adénocarcinomes mucineux ou colloïdes et les adénocarcinomes dits à cellules en bague à chaton.

Comment un adénocarcinome apparaît-il ?

Dans environ 80 % des cas, l’adénocarcinome se développe à partir d’un adénome (tumeur bénigne). Des cellules cancéreuses apparaissent, d’abord peu nombreuses et bien localisées. On parle de cancer « in situ » : seule la première couche de la paroi du côlon ou du rectum (la muqueuse) est atteinte. Avec le temps et si aucun traitement n’est effectué, la tumeur grossit et s’étend plus profondément à l’intérieur de la paroi du côlon ou du rectum.

Des cellules cancéreuses peuvent ensuite se détacher de la tumeur pour aller envahir d’autres parties du corps : les ganglions lymphatiques proches de la tumeur, le foie ou les poumons notamment. De nouvelles tumeurs apparaissent alors : ce sont les métastases. Au moment du diagnostic, les médecins déterminent jusqu’où les cellules cancéreuses se sont propagées, ce qui leur permet de définir le stade du cancer.
Cette information est essentielle pour prévoir l’évolution du cancer et choisir les traitements les plus appropriés.

 

Les cancers colorectaux rares

Dans moins de 5 % des cas, d’autres tumeurs malignes se développent au niveau du côlon ou du rectum.

Il s’agit notamment :

  • des tumeurs carcinoïdes
Les tumeurs carcinoïdes représentent 1,5 % des cancers colorectaux. Elles se développent à partir de cellules nerveuses digestives, qui sécrètent des hormones ou des neurotransmetteurs.
  • de lymphomes
Les lymphomes sont des tumeurs qui se développent dans les organes lymphoïdes et notamment dans les ganglions lymphatiques.
  • de sarcomes
Les sarcomes regroupent différents types de tumeurs qui se développent à partir des os ou des tissus mous qui relient, soutiennent et entourent tous les organes du corps (muscles, tendons, graisse, etc.).
  • de mélanomes
Un mélanome est une tumeur qui se développe à partir de cellules appelées mélanocytes. Les mélanocytes sont présents essentiellement dans la peau, mais également dans les muqueuses de la bouche, du rectum (canal anal) ou des organes génitaux.

 

Les métastases colorectales

Les métastases sont des tumeurs cancéreuses qui proviennent d’un cancer situé dans un autre organe du corps. On parle aussi de tumeur secondaire.
Le côlon et le rectum sont parfois envahis par des métastases issues de cancers situés dans l’ovaire, la prostate, l’estomac ou le sein.
Le traitement de ces métastases dépend des traitements reçus pour le cancer d’origine, du nombre de métastases et de l’atteinte ou non d’autres organes